Les cantonales de la FDSEA 52 ont permis d’évoquer les nombreux acquis syndicaux, mais aussi rétablir quelques vérités sur la DNC.
Les réunions cantonales de la FDSEA 52 ont permis de faire un point sur l’actualité du moment et de répondre aux différentes interrogations. « L’idée est de faire remonter les idées du terrain et les problématiques locales au niveau national », explique Sandrine Brauen, secrétaire générale de la FDSEA, qui souligne l’efficacité du « maillage territorial du syndicat ».
Léa Heyde, animatrice de la FDSEA, a rappelé que le rôle des présidents de canton est important. En effet, les présidents sont un véritable lien entre les agriculteurs du canton et la FDSEA. « L’objectif est d’assurer une communication efficace entre la FDSEA et ses adhérents et de dynamiser les initiatives et les actions sur le territoire », souligne-t-elle.
Le syndicat encourage les exploitants agricoles à s’engager sur les listes municipales lors des élections qui auront lieu les 15 et 22 mars. Une meilleure représentation des agriculteurs dans les conseils municipaux est nécessaire pour défendre l’agriculture locale.
En effet les décisions municipales ont un impact direct sur les exploitations agricoles (urbanisme, zones agricoles, infrastructures). « Etre représenté revient à protéger ses intérêts et ceux des territoires ruraux », résume Léa Heyde. Travailler avec les élus permet de créer des partenariats durables avec les communes, et de participer aux décisions (subventions et aides locales, développement économique rural, préservation des espaces agricoles).
Des acquis syndicaux grâce à la loi Duplomb
Les mobilisations syndicales en soutien à loi Duplomb ont débouché sur de nombreux acquis comme la clarification du rôle du préfet dans la tutelle de l’OFB, la dépénalisation de certaines infractions non intentionnelles (qui restent à définir) et le port d’une caméra individuelle pour les agents de l’OFB lors des contrôles (uniquement dans un cadre précis, en cours d’élaboration).
Dans le secteur de l’élevage la loi Duplomb relève les seuils ICPE et simplifie l’enregistrement : la procédure sera plus rapide et moins coûteuse.
Un dispositif fiscal de provision spécifique a été mis en place permettant de réduire jusqu’à 15 000 € par an (multipliable jusqu’à 4 associés en GAEC/EARL) avec une exonération définitive si, au bout de 6 ans, le cheptel a effectivement augmenté en nombre ou en valeur.
La loi Duplomb supprime le Conseil stratégique phytosanitaire (CSP) et la séparation de la vente et du conseil des produits phytos. Un principe d’accompagnement et d’indemnisation de l’État est mis en place en cas d’interdiction de produits autorisés en Europe qui n’ont pas de solutions alternatives. Enfin, les procédures de reconnaissance mutuelle par l’ANSES pour autoriser l’utilisation de produits phyto disponibles dans les pays UE sont facilitées.
DNC : virus toujours présent
La DNC est aux portes de la Haute-Marne. Face aux fausses informations qui circulent, la FDSEA tient à rappeler les faits scientifiques sur cette maladie virale, qui a une morbidité allant de 5 à 45 % pour une mortalité à 10 % en moyenne. « Ces chiffres varient beaucoup en fonction des races, par exemple les vaches laitières sont beaucoup plus impactées », précise Léa Heyde.
L’animal peut être infecté via un insecte piqueur, du matériel contaminé ou des sécrétions (bave, larme, lait).
L’incubation de la maladie peut aller jusqu’à 5 semaines. Non transmissible à l’Homme, le virus est sensible au soleil, mais résistant au froid et à la congélation.
Donc si la période hivernale limite le nombre d’insectes piqueurs, le virus est toujours bien présent, car il survit très longtemps en milieu extérieur. Dans 99 % des cas, les nouvelles contaminations sont causées par des mouvements illégaux d’animaux.
Les symptômes sont des nodules, de la fièvre, des écoulements oculaires et nasaux et une baisse de la production.
Méfiance, car sur un foyer contaminé, un tiers des animaux seulement a tous les symptômes apparents, un autre tiers ayant des symptômes de faible intensité et le dernier tiers étant asymptomatique. A partir du moment où un animal est infecté il est condamné.
Rappelons que c’est le lot qui est abattu, c’est-à-dire le bovin contaminé et tous les animaux ayant été en contact avec lui (moins de 20 mètres). Il ne s’agit donc pas d’un abattage systématique du troupeau : on parle de 20 bovins ou moins pour 67 % des foyers.
Sandrine Brauen souligne que « si le sujet de l’abattage frictionne », il n’a finalement concerné que 1770 animaux en Savoie face à 15 000 bovins qui pouvaient potentiellement mourir de la maladie.
La FDSEA de Haute-Marne célèbrera ses 80 ans lors de son assemblée générale le 5 mars au mémorial Charles de Gaulle à Colombey les Deux Eglises.

