L’AG de la SCIC Viandes de Haute-Marne a eu lieu le 26 juin à la Maison de l’Agriculture.

Le nouvel abattoir en ordre de marche

L’activité du nouvel abattoir a repris progressivement depuis la mi-décembre avec une nouvelle équipe en cours de formation. L’objectif d’ici quelques mois est d’obtenir l’agrément sanitaire et de lancer l’atelier de transformation pour que l’outil monte en puissance.

L’assemblée générale de la SCIC Coop Viandes de Haute-Marne, qui s’est déroulée le 26 juin à Chaumont, a permis de faire un point d’étape sur l’activité du nouvel abattoir. Pour rappel le chantier de construction s’est terminé en juin 2024, suivi par des essais de fonctionnement pour faire quelques ajustements, puis de l’inauguration officielle.

« Le but était de démarrer l’exploitation rapidement pour qu’il y ait le moins de temps possible entre la fin d’activité de l’ancien abattoir et le lancement du nouveau », raconte Grégory Desbois, directeur de l’abattoir. Mais il manque de l’argent, un fonds de roulement est nécessaire pour commencer l’activité. Une collecte réalisée auprès des éleveurs et du grand public a permis de réunir 150 000 euros. Romain Graillot, président de la SCIC Coop Viandes de Haute-Marne, remercie vivement tous les contributeurs d’avoir prêter cet argent.

L’activité du nouvel abattoir a commencé mi-décembre 2024, soit un mois après l’arrêt de l’ancien abattoir. Une mise en route décalée à cause de problèmes de main-d’oeuvre. « Il a fallu reconstituer une nouvelle équipe et former les salariés pour monter en compétences. On a commencé par l’abattage de porcs et d’ovins, puis on a réellement démarré l’activité au 1er janvier avec l’abattage de gros bovins », détaille Grégory Desbois.

L’équipe de huit salariés se met progressivement en ordre de marche. « C’est comme si un agriculteur avait tout son matériel neuf en même temps sur sa ferme. Même si c’est du matériel performant, c’est compliqué à mettre en place, il y a des réglages à faire et il faut s’approprier les outils », explique Romain Graillot qui remercie les salariés pour leur implication.

255 tonnes

L’abattoir a travaillé 255 tonnes depuis son début d’activité jusqu’à fin-mai. « On est un peu en-dessous par rapport à l’année dernière, mais au niveau économique on est dans le plan prévisionnel », assure Romain Graillot. Pour l’instant l’activité se limite à l’abattage, la découpe et la mise sous vide, mais le véritable levier de développement sera l’atelier de transformation. Celui-ci sera mis en route une fois que l’abattoir « sera suffisamment en maitrise », d’après Grégory Desbois qui envisage un lancement éventuel fin septembre, après l’obtention de l’agrément sanitaire.

« Cet abattoir est encore plus nécessaire dans le contexte actuel de consommation », indique Thierry Lahaye, président de la Chambre d’agriculture. Il rappelle que l’alimentation locale a gagné 25 % de parts de marché supplémentaires sur les cinq dernières années. « Plus on consomme local plus on a besoin d’abattage de proximité. C’est un outil auquel on tient, qui a de l’avenir, qui va permettre de répondre à une attente sociétale et de faire du développement ». En effet la Chambre d’agriculture œuvre pour construire une micro-filière porcs de Haute-Marne avec un cahier des charges de qualité. Cette diversification peut être une opportunité pour des éleveurs qui ont l’assurance d’un débouché et qui peuvent s’appuyer sur les compétences du nouvel abattoir.

Pour tout renseignement sur l’abattoir, vous pouvez téléphoner au 03 25 31 56 72 ou au 06 84 53 91 61.