Le 12 août, la FDSEA 52, les JA 52 et la FDPL 52 ont organisé une réunion de terrain en présence de la Préfète de la Haute-Marne, et du Préfet Référent du plan national loup, Jean-Paul Celet. Face à une situation de crise sans précédent (près de 450 ovins victimes de prédations depuis le début de l’année) les éleveurs haut-marnais ont rappelé avec force leurs attentes : « assumer, c’est payer ».
Pierre-Édouard Brutel, éleveur et référent loup JA, a présenté une clôture expérimentale plus adaptée aux systèmes d’élevage de nos plaines. Les trois syndicats agricoles demandent le lancement d’une expérimentation dès 2025, l’intégration de cette solution au Plan National Loup et son homologation au 1er janvier 2026 pour permettre un soutien financier. Les échanges ont montré la gravité de la situation : projection de 1 000 victimes d’ici fin 2025, des indemnisations déjà supérieures à 100 000 €, et des coûts de protections estimés entre 10 000 et 13 000 € par exploitation. Le préfet loup a reconnu la nécessité d’adapter les mesures aux zones de plaine et s’est dit prêt à soutenir la mise en place d’un réseau de fermes expérimentales bénéficiant de protections spécifiques et de tirs de défense associés.
À l’initiative des trois syndicats, un groupe de travail a été constitué le 20 août afin de recenser les fermes volontaires, de mobiliser des financements, et de renforcer l’accompagnement des éleveurs. Tous rappellent qu’il est urgent de baisser la prédation et d’engager une véritable régulation du loup pour garantir l’avenir de l’élevage.