Une délégation haut-marnaise FDSEA et JA a rejoint la manifestation à Bruxelles le 18 décembre pour dénoncer les attaques de loup, l’accord entre l’UE et le Mercosur, la baisse de budget de la PAC et la mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF).
Les attaques lupines ont fait plus de 800 victimes en 2025 sur notre département. La FDSEA souhaite que l’efficacité des clôtures expérimentales mises en place en Haute-Marne soit reconnue par l’administration et leurs installations pleinement subventionnées.
« Notre position est claire : on ne veut pas du loup. La population lupine en France est bien au-dessus des chiffres officiels de l’Etat, nous voulons que les comptages soient faits différemment, qu’on ait les vrais chiffres pour pouvoir augmenter le taux de prélèvement », explique Sandrine Brauen.
La secrétaire générale de la FDSEA 52 pointe du doigt la longue souffrance des moutons : « On n’entend pas les écologistes sur ce sujet pourtant c’est une question de bien-être animal, les moutons agonisent des heures ».
La FDSEA et les JA de Haute-Marne ont élaboré un guide technique sur le loup « pour savoir comment réagir et avec tous les contacts utiles », précise Sandrine Brauen. En dehors du monde agricole trop peu de gens ont conscience de l’ampleur du problème. Une campagne de communication sera menée auprès du grand public.
Concurrence déloyale
Les syndicats dénoncent aussi l’accord UE-Mercosur. Pour Thomas Millot, président des JA 52, cet accord « met en danger notre souveraineté alimentaire en ouvrant la porte à des produits qui ne respectent pas les normes françaises et européennes. Ces importations déloyales fragilisent nos exploitations et dévalorisent les efforts réalisés par les agriculteurs français ».
Le syndicat veut instaurer des clauses miroirs, avec les mêmes règles pour tous, que ce soit en matière d’environnement, de santé ou de bien-être animal.
Le budget de la nouvelle PAC est à la baisse. Or la Haute-Marne étant en zone intermédiaire, elle a les exploitations parmi les plus grandes de France, et logiquement des aides PAC importantes. « Nos exploitations vont être durement impactées nous devons nous défendre », insiste Sandrine Brauen. « Nous demandons une PAC forte, commune, financée et indexée sur l’inflation » ajoute Thomas Millot.
La mise en place du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) devrait se traduire par une hausse allant jusqu’à + 144 € la tonne d’urée.
Pour la FDSEA « c’est la taxe de trop, une menace pour la survie des exploitations alors que le secteur des grandes cultures est en crise avec des coûts déjà intenables ». Les JA dénoncent « une perte de compétitivité supplémentaire ».

