Le syndicat enregistre de bonnes performances laitières : plus de 200 primipares dépassent les 9000 kg de litres de lait.

La race Montbéliarde affiche de belles performances

Lors de son assemblée générale, le 11 févier à Daillancourt, le syndicat de race Montbéliarde a annoncé qu’il n’y aura pas son traditionnel concours à la foire de Fayl-Billot. Le risque de DNC est encore trop présent. Côté positif : la production laitière est en hausse.

Elodie Logerot, présidente du syndicat Montbéliard, a mis en avant l’aspect convivial du syndicat et a félicité les éleveurs qui ont représenté le département aux concours l’année dernière. Tout d’abord le Gaec de la Levée à Colombey lès Choiseul avec TAUPE LV au Salon de l’agriculture, à l’exposition Umotest à Besançon et aux Elit’Days à Epinal.

Et puis le Gaec de la Cende à Saint Maurice avec RAVANAISE à l’exposition Umotest mais aussi aux Elit’Days où elle a remporté une mention au championnat jeune et une meilleure mamelle de section. « C’est la première fois que deux vaches montbéliardes haut-marnaises allaient à l’exposition Umotest », s’est réjouit Elodie Logerot qui a remercié les adhérents pour leur confiance depuis huit ans, date de son élection à la présidence.

Volonté de travailler ensemble


Toujours en 2025, deux jeunes ont présenté des génisses au concours des jeunes présentateur à Graffigny-Chemin. A Fayl-Billot, malgré une baisse de participation au concours départemental Montbéliard, celui des jeunes présentateurs a connu un franc succès.

Des élevages Montbéliards ont participé à une formation de préparation des animaux aux concours organisée par le syndicat Prim’Holstein au Gaec de l’écluse à Hâcourt, ouverte à toutes les races. Faute d’inscriptions suffisantes il n’y a pas eu de concours Montbéliard à la fête de l’agriculture à Goncourt. Mais le syndicat a participé activement à la mise en place du concours Prim’Holstein. « Il y a une bonne entente entre les trois syndicats laitiers du département, il y a une volonté de travailler ensemble », souligne Elodie Logerot qui précise que le 6 mars prochain la soirée bowling du syndicat Montbéliard sera organisée à Chaumont, en compagnie du syndicat Prim’Holstein qui sera en assemblée générale.

L’évolution sanitaire étant encore trop incertaine, aucun concours n’est pour l’instant prévu pour la race : pas de bovins ni au salon de l’agriculture, ni aux Elit’Days, ni au Festi’Van. Le syndicat préfère rester prudent face à une éventuelle réapparition de la DNC au printemps. Il envisage éventuellement de faire un concours sous une autre forme, où un juge passerait dans plusieurs exploitations.

Des vaches à plus de 12 000 kg


Les résultats techniques de la dernière campagne ont été présentés par Anne-Sophie Claudon, la nouvelle animatrice du syndicat. 51 élevages ont un troupeau avec plus de 60 % de vaches Montbéliardes, ce qui représente près de 4000 vaches, pour une moyenne de 78 vaches par cheptel. En moyenne la production s’établit à 8195 kg de lait par vache pour 40,1 de TB, 34,8 de TP et un âge au vêlage de 33,2 mois.

Les performances laitières sont impressionnantes, avec plus de 200 primipares dépassant les 9000 kg. 350 multipares ont passé la barre des 11 000 kg et une centaine a franchi les 12 000 kg. Rappelons que la moyenne nationale au contrôle laitier en Montbéliarde est de 7856 kg, ce qui fait de la Haute-Marne le troisième département français en production laitière pour cette race.

Cédric Fourcade, responsable technique à Montbéliarde association, indique que la France perd 100 000 vaches au contrôle laitier par an, toutes races confondues. « Beaucoup d’élevages arrêtent le lait malheureusement et de nombreux élevages quittent le contrôle laitier lorsqu’ils passent en système robotisé », explique-t-il.

La longévité est rentable


Justine Aubry, technicienne Elitest, a souligné que la longévité des bovins est synonyme de rentabilité. D’après une étude réalisée sur trois races laitières, 45 % des vaches sont réformées en première et deuxième lactation (38 % pour la Montbéliarde). Or le bilan positif financier est de 21 % en premier veau, 47 % en deuxième, 69 % en troisième et 72 % en quatrième.

« Réformer des animaux en première et deuxième lactation n’est économiquement pas rentable », résume la technicienne qui rappelle que « le renouvellement des animaux n’est pas une fatalité mais un choix ».

On considère qu’un renouvellement est excessif quand il dépasse 35 % et qu’il est dans la norme entre 25 et 35 %. Un troupeau est en rythme de croisière en-dessous de 25 % de renouvellement.

La journée s’est terminée par la visite du Gaec du Blaiseron à Leschères sur le Blaiseron. Victorien et Aurélien Brunaux sont à la tête de cette ferme qui compte 255 ha et 120 vaches laitières pour un peu plus d’un million de litres de lait livrés à Ermitage.
Deux robots de traite ont été installés en 2022 et toutes les génisses sont génotypées. Les associés ont pour projet de se doter d’un robot d’alimentation et de créer une extension du bâtiment des vaches laitières, ce qui permettra d’utiliser un bâtiment pour l’élevage de taurillons.

Les meilleurs résultats 2025 des adhérents

Meilleure moyenne troupeau
GAEC DE LA LEVEE avec 10 520 kg

Meilleure lactation primipare
SIFRAISE – 12 830 kg – GAEC DE LA REINE

Meilleure lactation multipare
REILLE – 16 751 kg – GAEC DE LA REINE

Meilleure MSU primipare
SIFRAISE – 887 kg – GAEC DE LA REINE

Meilleure MSU multipare
RILAX – 1 247 kg – GAEC DE LA REINE

Meilleure carrière
GAMELLE – 126 800 kg – GAEC DE LA LEVEE